vendredi 2 mars 2018

Firmin Devaux

Le jeune frère de ce soldat, Joseph, avait été tué dans les premières semaines de la guerre. Firmin est donc une victime de la bataille de Verdun, le lieu du décès est Retegnebois.
Le colonel DESTEZET, sachant qu'un nouvel et pénible effort va être demandé à son régiment, lui adresse l'ordre du jour suivant :
 « SOLDATS DU 140E, Une fois de plus, la France fait appel à votre esprit de dévouement et de sacrifice; une fois de plus, vous allez revoir un secteur où vous avez souffert mais aussi lutté héroïquement. Jusqu'ici, devant Verdun, vous n'avez jamais perdu un pouce de terrain; cette fois encore tenez ferme jusqu'au jour de la victoire définitive, désormais certaine, sinon prochaine. »
L'attaque est prévue pour le 18, Firmin a donc été tué pendant la préparation.
LA PRÉPARATION DE L'ATTAQUE. — Une opération offensive est projetée et le commandement donne des ordres pour la construction des parallèles de départ, tandis que les avions essaient, de temps à autre, de survoler les lignes et que l'artillerie française devient plus active, mais son tir est très mal réglé et les obus courts trop nombreux bouleversent nos organisations de première ligne, mettant les défenseurs hors de combat, en particulier vers la gauche du secteur du régiment. Tous les efforts tentés pour obtenir l'allongement du tir seront vains. ,L'attaque est décidée pour le 18 août, à 15 heures. Dans la nuit du 17 au 18, le 3e bataillon monte en ligne et s'établit entre les 1er et 2e bataillons qui serrent sur les ailes.  ( historique du 140ème régiment d'infanterie)

Justin Richard


Vous pouvez retrouver des notes très précises sur les combats du début d'août 1916 (bataille de Verdun) sur  ce site.
Justin était le fils de Jean et de Marie Pauliac. Il était cultivateur à Autrevialle. Son corps est noté sur l'acte de décès comme "enseveli".

mardi 6 février 2018

Henri Goujon

Dans le bulletin municipal de l'année 2013, Guy Frysou avait consacré un article à ce soldat, qu'il considérait comme figure emblématique de la guerre 1914-1918. Nous le reprenons...

Imaginons la petite école de Clermont d’Excideuil à la fin du 19° siècle, avec ses jeux, ses rires, ses facéties d’enfants dans la cour de récréation. Combien étaient-ils de garçons ? Comptons–en  quatre-vingts au plus. Imaginaient-ils que trente d’entre eux allaient donner leur vie pour la France dès leur entrée dans l’âge adulte?

La guerre 14-18, dont nous célébrons aujourd’hui le centenaire, ne peut que nous faire aimer la paix, cette paix que nos héros portaient généreusement dans leur espérance, et jusqu’au sacrifice.

Dès 1916, le conflit s’est cristallisé autour de Verdun.. C’est dans ce lieu stratégique que fut affecté, avec des milliers d’autres soldats, Henri Goujon, notre compatriote, né à Clermont d’Excideuil le 7 décembre 1895 de Guillaume Goujon, charpentier à Autrevialle et Marie Leymarie. Il était caporal au 416° régiment d’Infanterie ; il avait vingt ans, quand la mort l’a fauché au Ravin de la Dame, dans la Meuse, bien loin des siens et de son terroir, le 7 mai 1916. Son décès ne fut retranscrit dans l’Etat Civil de Clermont que cinq ans plus tard.

Le Ravin de la Dame, autrement appelé le Bois Nawé ou le Ravin de la Mort, était au centre des combats en mai 1916. Les Allemands avaient repris le fort de Douaumont et décidaient précisément ce 7 mai 1916, par l’opération Maibowle, de reprendre le fort de Vaux pour dégager définitivement ce fort de Douaumont. En face d’eux, le général Pétain venait d’être élevé au commandement du Groupe des Armées du Centre, lequel comprenait, outre la 2e Armée (Armée de Verdun), les 4e et 5e Armées (Champagne et Aisne, entre Reims et Vailly). Si Pétain cherchait à épargner ses hommes, le général Nivelle, son subordonné, commandant la 48° division d’infanterie, était un farouche partisan de l’offensive. Il révéla l’efficacité de sa méthode en neutralisant la première ligne ennemie entre le Bois de Caillette et le ravin de la Fausse Côte.  



Mais le combat n’est pas fini. La bataille fait rage : «Les bois de Nawé (Ravin de La Dame) et d'Haudromont sont violemment pilonnés. Ces bois ne sont plus que des terrains déchiquetés, parsemés de déchets de toutes natures, aux replis éclaboussés et hachés de particules de fer. Les troncs d'arbres décapités, de couleur noir-pétrifié gisent là comme les dernières reliques d'un monde végétal en perdition. Les sections sont incrustées au terrain, les oreilles bourdonnent et la tête est enfoncée dans les épaules. Les hommes sont figés dans la position du fœtus, geste de protection instinctif et dérisoire contre l'avalanche d'obus qui ravagent et déchiquettent tout sur leur passage. » 
Henri Goujon est de ceux-là, figé dans l’horreur et l’attente tragique du malheur. Qu’espérer d’autre que la mort ? Le jour-même où, pour la première fois dans le conflit, des gaz lacrymogènes sont employés par l’ennemi, heureusement rendus moins efficaces par l’amélioration des masques fournis aux soldats français. Ce jour-là, l’offensive est trop dure au Ravin de la Dame. Partout ailleurs les Allemands seront repoussés et leur « Kolossale offensive » sera vouée à l’échec. Les pertes sont lourdes: 157 tués, 471 blessés pour la 48° division d’infanterie. 55% de l’effectif de la 55° brigade est anéanti. Henri Goujon est de ceux-là.



Dès le lendemain de sa mort, le 8 mai, une catastrophe qui reste l’un des faits les plus marquants de cette guerre meurtrière se produit, non loin de là, au fort de Douaumont. Des Bavarois commettent l’imprudence d’allumer les feux de leur bivouac avec de la poudre de grenade. L’explosion est inévitable et provoque des ravages considérables de part et d’autre de la ligne de front. La Tranchée des Baïonnettes sur la pente Nord du Ravin de la Dame garde le témoignage de cet événement  C’est une grille de fer forgé surmontée de l’inscription : « A la mémoire des soldats qui dorment debout, fusil à la main dans cette tranchée. Leurs frères d’Amérique ». Ce monument érigé par l’Américain Georges Franklin Rand le 8 décembre 1920, marque le début d’une légende, à laquelle les Clermontois ne manqueront pas d’associer la figure d’Henri Goujon, si représentative d’un passé qu’on ne peut oublier.
La ville de Verdun consacre une partie de son site à la bataille.

Julien Petit

C'est le 21 février 1916 que commence la bataille de Verdun. Julien Petit n'y était pas... Il combattait encore à Pfetterhouse, dans l'actuel département du Haut-Rhin, sur la frontière suisse.

 Notez que c'est le nom allemand du village (pourtant repris dès août 14) qui est utilisé sur la fiche. Ce village était le point de départ (kilomètre zéro) sur la ligne du front de l'Ouest qui s'étirait sur plus de 700 km jusqu'à la mer du Nord. En février 1916,  le village fut bombardé par l'artillerie allemande pendant plus d'une semaine et la population fut évacuée vers la région de Montbéliard où elle resta jusqu'en 1919. Julie Petit repose au cimetière de Seppois-le-bas, commune voisine de celle où il a été tué.


Images du célèbre illustrateur alsacien Hansi.
Nous avons déjà évoqué la famille Petit.

Pierre Pertuit


Cet habitant de Puyssegeneix, né à Dussac, le 28 février1889 est décédé à son domicile le 5 janvier 1916 à 5h du soir. Il avait été réformé pour maladie contractée à la guerre. Il n'a donc pu obtenir la mention "Mort pour la France" et son nom n'est pas gravé sur notre monument. Un mort oublié par l'histoire...
En hommage, le Poilu de Gruissan (Aude)

samedi 19 décembre 2015

Roger Dutheil

Roger Dutheil, chasseur de 1ère classe à la section hors-classe du 21ème bataillon de chasseurs à pieds est mort d'un coup de feu reçu au combat le 21 juin 1915 à 14h. L'officier d'état civil (Jules Rémy, capitaine au 21ème) n'a pu constater lui-même le décès et se fie aux témoignages des chasseurs Georges Poinsot, 24 ans et Alexandre Badoux, 33 ans, tous deux de la compagnie du défunt.
La bataille d'Artois(mai-juin 1915) où périt ce soldat  est fort bien analysée sur ce blog.
Roger Dutheil repose à la nécropole nationale Notre-Dame-de-Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire dans le Pas-de-Calais.

Paul Nocody

Mort d'un tout-jeune homme, de la classe 14... Il était le fils de Léon Nocody et de Clémentine Rebière, domiciliés au Verdier.