mercredi 21 janvier 2026

Notre monument aux Morts

 Au début des années 20, chaque commune fait ériger un monument à ses enfants morts pour la France. Ces monuments sont l'hommage laïque rendu aux victimes dont la mémoire est évoquée chaque dimanche à la messe.

En février 1924, le Conseil Municipal de Clermont approuve la construction du monument là où il se trouve actuellement. En mars, le maire, Edmond Faure passe sa commande à l'entreprise Rombaux de Jeumont (Nord). Il s'agit d'un monument de granit belge "France au drapeau". La ville de Jeumont se trouve sur la frontière et M. Edouard Rombaux-Roland possède des carrières en Wallonie (Ecaussinnes et Soignies). Les 30 noms seront gravés et dorés, de même que les prénoms. Le prix (fourniture, transport, pose et main d'oeuvre compris) est de 10 500 F. Le 24 avril 1924, une souscription est organisée dans la commune et permet de recueillir la somme de 2 135,50 F. Cent sept habitants ont participé.

L'entrepreneur précise sur le bon de commande, sans doute à la demande du conseil municipal, que ni la matière première ni la main d'oeuvre ne seront d'origine allemande.

Un mystère non résolu : nous n'avons aucun renseignement sur 3 soldats dont le nom est gravé sur notre monument. Il s'agit de

- MAURE Jules (décédé en 1920),

-MERILHOU Cyprien (né en 1881 et décédé à Fonfarière )

- ROUX Joseph. Un homonyme rentrera de la Guerre et deviendra maire de Clermont en 1926.

Jean Gustave Faure


Jean Gustave Faure, décédé à l'âge de 22 ans de maladies contractées sur le champ de bataille était le fils du maire de Clermont et de Zélie Mignot. 

Ce sonnet a été écrit par un poète combattant, Edouard Hannecart en l'honneur de son régiment.

GARDONS LE SOUVENIR DE NOS GRANDS MORTS

 On ne veut plus parler de leur sanglant calvaire
 On n'ose plus citer que faiblement leurs noms
 Maintenant que leur corps, broyé par les canons
 Repose froid, là-bas, dans un humble suaire

 Leurs exploits sont passés à l'état légendaire
 Dans leur séjour nos Morts sentent nos abandons, 
 Leurs croix de bois pourtant sont autant de leçons 
 Que pour le bien de tous, l'on ne doit jamais taire. 

Hélas ! l'oubli sévit et l'égoïsme est roi 
Et vous avez raison mes chers compagnons d'armes, 
D'éprouver frémissants d'émouvantes alarmes

 Mais soyez toujours forts, rassurez votre foi,
 Des coeurs pieux encor veillent sur votre gloire, 
Et savent conserver votre pure mémoire.

Jean Brujailles

La Grande Guerre est finie depuis plusieurs mois mais on en meurt encore...
Notez qu'il s'agit du premier Clermontois Mort pour la France après l'Armistice, décédé à son domicile de Vialard d'une maladie aggravée au service  
Jean Brujaille(s) était l'époux de Pauline Richard.

Toussaint Gargaud


Toussaint Gargaud est décédé quelques jours avant l'Armistice et un mois avant ses 20 ans.
Plusieurs  Clermontois cités sur ce blog sont  décédés entre 18 et 21 ans... 
Les natifs de 1897 et 1898 (classes 17 et 18) été appelés dès leurs 19 ans.